• Là où je suis partie cette année, je n'ai pas - encore ? - Internet.
    Mon coeur avait continué encore longtemps à s'effriter, mais le calme revenait peu à peu. J'avais réussis peu à peu à laisser colères et haines derrière moi, mais il était évident que je devais revenir. Je les cueillais donc à chacun de mes retours dans le nid famillial.

     

    Aujourd'hui, je n'en puis plus.
    Un manque sulfureux s'est emparé de mes tripes il y a de cela quelques heures. La tempête est passée, mais le mal d'avant est là, comme s'il ne s'était jamais apprété à partir.

    Je suis en manque de drogue. De toutes celles que j'ai pu toucher.

    Cocaïne, Ketamine entre autre. Les autres, je les ai prise sans les connaitre.
    Mais la pire est bien la lame.
    Deux soirs que je tente de me couper en vain, au vu de l'état des lames. Je suis prête ce soir à reprendre une de mes rouillées. La santé de mon corps m'importe peu si je peux enfin dormir rien qu'un peu et reposer mon esprit.

    Je n'ai jamais été anorexique, j'attendais seulement quellle était la drogue qui m'était destinée, et je l'ai trouvé.
    Maintenant, je mange, tout le temps, trop souvent. Je ne connais même plus de limite, comme si il fallait que je remplisse mon corps au nom de toutes ces fois où je ne l'ai pas fait. Je regrette de ne plus avoir la force de m'empêcher de manger, car même si je le fais à présent, ce n'est pas pour autant j'ai pris plaisir à me savoir pleine de ces immondisses. Comme une masoshiste, je mange et je me déteste après coup. Je suis lourde, plus grasse que jamais. Le chiffre de la balance est pire qu'une claque portée sur ma joue avec un gant de piques.  Mais je n'arrive pas à m'arrêter depuis que je suis intime avec la lame.

    Le non-sentiment est plus présent que jamais. Je sais mépriser de temps à autre.
    Je vois l'hivers passer et ça me fait peur. Un jour, je partirais dans un pays où l'hivers est la seule saison connue.

    Je ne suis pas faite pour vivre sans drogue.

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  • Je suis vivante !

    Encore.
    Et merde.

     

    Je pensais aller mieux. Je mange comme une grosse porcine pour mieux me jeter corps et âme après dans la boue. La lame est devenue ma meilleure amie. Jamais je n'ai connu d'aussi grandes entailles par accidents. Je pisse le rouge, mon égo se gonfle, je respire et mes yeux pétillent le soulagement. Mais j'ai commencé à avoir peur. Peur de l'insensibilité corporelle : je ne ressents plus autant qu'avant. Je dois creuser de plus en plus, encore et encore. Une coupure, c'est comme une main qui nous éffleure. Je ne ressents qu'un léger picotement, et quand ce doux morceux métallique se retire, je ne peux constater qu'avec les yeux, les nerfs ont disparus.  Plus rien pour me tenir.

    Arrêter. Ce mot m'obsède, il me met en cendre. Un coupure, je ne ressents rien, je ne suis pas satisfaite, le visage se tord d'une douleure d'insatisfaction, tout en moi me hurle de recommencer. Plus fort, que j'ai mal une bonne fois pour toute, que je puisse respirer et aller me coucher l'esprit léger. Le sourire aux lèvres. Je vous jure que j'arrive à présent de me limiter. Je me raccroche à l'idée que je vais mal le soigner, que mon jean s'en ira se coller à la plaie, et qu'elle devrait se rouvrira chaque soir. Que d'ici quelques jours, je grimacerais à l'idée de mettre un pantalon, et que là, satisfaction sera à son comble.
    Sur l'instant, c'est tellement. Dur. Oh mon Dieu, si j'avais su que c'était aussi dur, aussi douloureux. Arrêter m'obsède, mais je sais que ça n'arrivera pas. Des spasmes de manque aux bouts de quelques jours, lorsque la plaie est refermée. Je suis passée de tous les jours, à 3 jours d'espacement minimum. Je vais mieux, je vais bien, j'en suis sûre . Pas comme toutes ces filles condamnées.

    Je ne suis qu'un tas de contradiction, de la merde qui asphyxie une grenouille, une criterium sans mine.

     

    Mais voila. Soirée d'integration magnifique. Un peu trop d'alcool, et la vérité vient s'exposer à la réalité. A dire au monde qu'il me faut une dose d'héroïne pour réussir à m'endormir, que l'addiction à la lame est le même degré de danger et de dépendance que celle dû une drogue dure. Je prie les cieux que personne n'ai à me voir nue, que ce corps délabré et meurtri à chaque recoins ne s'expose jamais aux yeux innocents de ce monde. Je hais les gens. Depuis cette soirée, je sais que je ne vais pas mieux. Arrêter.

    L'acide est la seule chose qui va pouvoir m'aider. Je suis sure que ça ne sera pas pire que la lame. Depuis cette soirée la, je n'arrive plus à me concentrer, je n'arrive plus à etre sincere, je ne sais plus ce que je pense, je n'arrive plus à me souvenirs sans avoir l'impression d'être pleine d'alcool. Ma tête vacille, j'ai envie de pleurer sur la face de tous ceux qui me voient. Leurs sales facse, je les hais et les aimes en même temps. Je hais le fait qu'ils me connaissent, je les aime parce que je leur parle.
    Un tas de contradiction.
    Un tas de fumée, de la combustion de chair. A quand l'envie de me jeter du pont ? Ah non, celle la, elle est déja présente.

    Sur l'instant, j'ai plus la force de ne plus manger, je n'ai plus la force de partir loin en courant, je n'ai plus la force de me tailler. Rien ne rime plus à rien, je suis perdue, et je ne suis pas seule. Pourtant, le vide est maître mot, il s'incere au devant de chacun de mes mouvements, au devant de chacun de mes parlés.

    J'ai envie de rien, j'ai envie de me piquer, j'ai envie d'une transe qui ne s'arrête jamais. Je ne veux pas mourrir, je ne veux plus continuer, je veux tomber encore et encore. Me relever, pour quoi faire ? Plus rien ne sert à rien, je crache sur les gens qui me lisent parce que je les déteste, je les remercie d'être là, je refuse d'ouvrir les yeux et je les sais fermés.

    Tas de contadiction, de néant, de cendre, je vais nul part et partout à la fois.

    HONTE.

     

    J'ai pas envie de parler, j'ai envie de le crier, j'ai envie que personne ne l'entende, j'ai envie de tomber, j'ai envie de m'envoler, et qu'on m'aide, j'ai envie que personne ne puisse rien pour moi, j'ai envie de.


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  • J'ai un peu tout délaissé. Ce blog, mes relations, les réactions. Quelles sont les choses qui se sont intensifiées ces derniers mois ? Ma dépendance - peut ete un mot un peu trop fort tout de même ! Disons, le besoin régulier ... - de m'ouvrir délicieusement la chair. Je n'ai bientôt plus de place de chaque côté de mon pauve corps dégueulasse.

    Je hais l'été. Je déteste me sentir moite, sale, faible. La sueur, partout, de la sueur, des odeurs nauséabondes. Alors tout le monde s'innonde de parfum, et dans le bus, mes narines se voient infestées. Mon coeur se soulève, je déteste tous ces gens. Je dois ralentir mon rythme de marche, j'ai l'impression qu'à chaque instant, je vais tomber dans les vappes.
    J'ai de fréquentes nausées, mon énergie est épuisée, je n'ai pas eu la force de sauter de joie à la vu de mon nom et prénom sur la liste des admis au Baccalauréat. Je ne vois pas l'interet du sourire, et j'ai recommencé à avaler des bouquins, encore et encore. Comprenez que je ne puisse donnez de titres, cela seraient des indices trop précieux pour m'identifier. Mais bon, je suis sure qu'avant de partir en "vacance", j'aurais restreint mes amas de graisse qui englobent mes  cuisses que j'aimerais tellement tailler. Brrrrah. Ce sera déja ça. Quand on voit les changements physiques, on ne peux plus s'arreter. C'est bon.


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  • Résumé ?
    Seulement 4 kilos en moins.
    Et l'impossibilité totale de mettre un bikini cet été pour cause de hanches déchiquetées.
    Le bain fut plus rouge que jamais.
    Une envie fulgurante et affreusement enivrante d'acide à se mettre sous la dent.
    Le lunatisme pinçant qui reprend le dessus. Et le désir d'apprendre à voler.

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  • Puis-je péter un gros cable ? Non ? Un cable modéré ? Un doux cable ? Un cable à la diette ? Même pas ?

    Tout est horrible. Je suis qu'une sale grosse vache, et j'en viens à avoir constement cette image en tete : l'interieur de mes cuisses entaillées profondément, assez pour que j'y plonge mes mains et ressorte mes doigts renfermant pleinement ces tas de graisse. Je crois que j'ai vu une image semblable dans un film, un jour. Obligé, sinon je n'aurais pas une idée si nette de comment peut etre une cuisse tailladée de la sorte... Autre image qui m'obscurcit la vision dès que je pense à mon estomac plein, à mon ventre gonflé par tant d'immondice : Je rêve de prendre mes tripes et des les éssorer comme des chaussettes que l'on sort de la machine à laver. Tout serait tellement plus simple.
    Je mange.
    JE MANGE.
    J'en viens a me demander sincerement si je rentre pas dans un cercle de boulimie. - ce qui ne se peut pas, puisque sinon, je ne m'en rendrais pas compte biensure. -
    Constement, je ne me retiens pas, j'en peux plus, alors meme que je sens que mon ventre envois inlacablement des signaux de pitié à ma tete, lui annonçant qu'il n'a plus de place, qu'il n'a plus faim. Je ne me controle absolument pas. OUi, c'est ça le fucking probleme. Je n'ai aucun controle. Aucun.
    Mon estomac aurait-il changé de bord ce traitre ?
    J'ingurgite toute les choses ingurgitables qui me passent sous la main, rien ne m'arrête, rien ne peux m'arrêter. Et je hurle dans ma tête * ARRETE ! Tu va le regretter, putain, apres, tu te regardera dans la glace ce soir, tu te dégoutera. Apres, tu n'oseras pas remonter sur la balance, mais le era quand même, et le chiffre annoncé te dégoutera plus encore que ta sale grosse silhouette ! ARRETE ! *
    Mais j'y arrive pas, j'y arrive pas. C'est tout bonnement horrible.
    Je dois tout miser sur cette semaine. J'essais de me ressaisir en me répetant que c'est à cause de la situation, du fait que je sois chez ma mère, de tout ça. Bref. La derniere semaine chez mon tendre père, j'ai perdu 2 kilos. VOus vous rendez compte ? J'étais presque fine, presque : j'ai atteinds le 48. Et maintenant, je sens que cette fioutue aiguille à tendance à s'élever au dessus du 50. Je vais vomir rien que d'y penser.

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    Je peux raconter aussi mon superbe jeudi midi ? Oh oui, c'est pas quelque chose que je dois oublier, mis à part que j'ai du descendre du bus pour ne pas vomir sur tout ces **** de gens qui m'entourent, que j'ai du m'adosser a l'arret une bonne dizaine de minute, sans bouger, nauséeuse, jusqu'a ce qu'un petit bonhomme de Leroy Merlin ne vienne me voir, me demandant si je n'ai pas besoin d'aide, et me prevenant qu'il avait prévenu les pompiers. Parce que oui ! Comble des choses, l'arret se situe pile face à la caserne, si ce n'est pas beau. Bref, mon plus beau sourire gratifié d'un " Merci, j'ai juste une superbe migraine qui m'a prise par surprise, je vais attendre le prochain bus et prier pour que je tienne jusque chez moi ! " a été parfaitement suffisant pour rassurer le bonhomme et le faire partir sans autre question. Que j'allais mal. Comme c'est atroce comme sensation, mais qu'est ce que je peux aimer être dans cet état. Masoshisme ? AHah, je ne sais pas trop, c'est vraiment affreux, mais dans ce cas, je ne pense qu'à vomir. La seule chose qui me remet sur pied, c'est une bonne douche. Je ne suis jamais rentrée aussi lentement je crois bien, et je n'ai surement jamais autant ressemblé à un zombie à cette heure de la journée. Et puis, apres être restée une bonne dizaine de minute complêtement comateuse et immondément mal, la tête dans les toilettes, j'ai réussis à me lever, boire un verre d'eau, et passer ma graisse corporelle sous de l'eau bien bouillante. Mon Dieu que cette sensation est planante. Aller aussi mal, si mal, et sentir toute cette sensation au summum s'évaporer dans la buée qui se colle à la glace et qui m'empêche de me voir. Je m'allonge dans ma baignoire, je frissone au contact de cette sensation de froid qu'elle me procure comparé à l'eau bouillante que je deverse sur mes jambes. Comme c'est bon. Je divague. C'est comme être bourrée ; j'ai conscience de tout, mais ne controle rien. Je me suis mise à parler toute seule, je ne sais meme plus vraiment ce que je disais. Je me souviens juste du fait que j'arrêtais pas de répeter les memes choses, et ma voix qui murmure dans le silence me surprenait à chaque fois. " Je suis qu'une sale grosse vache. Mais moi, je ne veux pas être une sale grosse vache. " . Tout cela entre autre " Je veux plus manger, je veux crever, et tous défoncer leurs sales gueules. M'enfoncer les ongles dans ma peau et tout déchirer. Heureusement que tu ne me vois pas comme ça, c'est mon véritable visage finalement, il vaut mieux que je continue de faire ma sale grosse pute et que je continue dans mon sale mensonge de grosse vache... "
    Elan de... Je ne sais trop quoi, en tout cas bien pitoyable. Bref, le reste, j'en ferais abstraction.
    C'est vraiment ça, mon véritable visage ?

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