-
J'ai un peu tout délaissé. Ce blog, mes relations, les réactions. Quelles sont les choses qui se sont intensifiées ces derniers mois ? Ma dépendance - peut ete un mot un peu trop fort tout de même ! Disons, le besoin régulier ... - de m'ouvrir délicieusement la chair. Je n'ai bientôt plus de place de chaque côté de mon pauve corps dégueulasse.
Je hais l'été. Je déteste me sentir moite, sale, faible. La sueur, partout, de la sueur, des odeurs nauséabondes. Alors tout le monde s'innonde de parfum, et dans le bus, mes narines se voient infestées. Mon coeur se soulève, je déteste tous ces gens. Je dois ralentir mon rythme de marche, j'ai l'impression qu'à chaque instant, je vais tomber dans les vappes.
J'ai de fréquentes nausées, mon énergie est épuisée, je n'ai pas eu la force de sauter de joie à la vu de mon nom et prénom sur la liste des admis au Baccalauréat. Je ne vois pas l'interet du sourire, et j'ai recommencé à avaler des bouquins, encore et encore. Comprenez que je ne puisse donnez de titres, cela seraient des indices trop précieux pour m'identifier. Mais bon, je suis sure qu'avant de partir en "vacance", j'aurais restreint mes amas de graisse qui englobent mes cuisses que j'aimerais tellement tailler. Brrrrah. Ce sera déja ça. Quand on voit les changements physiques, on ne peux plus s'arreter. C'est bon.
aucun commentaire
-
Résumé ?
Seulement 4 kilos en moins.
Et l'impossibilité totale de mettre un bikini cet été pour cause de hanches déchiquetées.
Le bain fut plus rouge que jamais.
Une envie fulgurante et affreusement enivrante d'acide à se mettre sous la dent.
Le lunatisme pinçant qui reprend le dessus. Et le désir d'apprendre à voler.
aucun commentaire
-
Puis-je péter un gros cable ? Non ? Un cable modéré ? Un doux cable ? Un cable à la diette ? Même pas ?
Tout est horrible. Je suis qu'une sale grosse vache, et j'en viens à avoir constement cette image en tete : l'interieur de mes cuisses entaillées profondément, assez pour que j'y plonge mes mains et ressorte mes doigts renfermant pleinement ces tas de graisse. Je crois que j'ai vu une image semblable dans un film, un jour. Obligé, sinon je n'aurais pas une idée si nette de comment peut etre une cuisse tailladée de la sorte... Autre image qui m'obscurcit la vision dès que je pense à mon estomac plein, à mon ventre gonflé par tant d'immondice : Je rêve de prendre mes tripes et des les éssorer comme des chaussettes que l'on sort de la machine à laver. Tout serait tellement plus simple.
Je mange.
JE MANGE.
J'en viens a me demander sincerement si je rentre pas dans un cercle de boulimie. - ce qui ne se peut pas, puisque sinon, je ne m'en rendrais pas compte biensure. -
Constement, je ne me retiens pas, j'en peux plus, alors meme que je sens que mon ventre envois inlacablement des signaux de pitié à ma tete, lui annonçant qu'il n'a plus de place, qu'il n'a plus faim. Je ne me controle absolument pas. OUi, c'est ça le fucking probleme. Je n'ai aucun controle. Aucun.
Mon estomac aurait-il changé de bord ce traitre ?
J'ingurgite toute les choses ingurgitables qui me passent sous la main, rien ne m'arrête, rien ne peux m'arrêter. Et je hurle dans ma tête * ARRETE ! Tu va le regretter, putain, apres, tu te regardera dans la glace ce soir, tu te dégoutera. Apres, tu n'oseras pas remonter sur la balance, mais le era quand même, et le chiffre annoncé te dégoutera plus encore que ta sale grosse silhouette ! ARRETE ! *
Mais j'y arrive pas, j'y arrive pas. C'est tout bonnement horrible.
Je dois tout miser sur cette semaine. J'essais de me ressaisir en me répetant que c'est à cause de la situation, du fait que je sois chez ma mère, de tout ça. Bref. La derniere semaine chez mon tendre père, j'ai perdu 2 kilos. VOus vous rendez compte ? J'étais presque fine, presque : j'ai atteinds le 48. Et maintenant, je sens que cette fioutue aiguille à tendance à s'élever au dessus du 50. Je vais vomir rien que d'y penser.
Je peux raconter aussi mon superbe jeudi midi ? Oh oui, c'est pas quelque chose que je dois oublier, mis à part que j'ai du descendre du bus pour ne pas vomir sur tout ces **** de gens qui m'entourent, que j'ai du m'adosser a l'arret une bonne dizaine de minute, sans bouger, nauséeuse, jusqu'a ce qu'un petit bonhomme de Leroy Merlin ne vienne me voir, me demandant si je n'ai pas besoin d'aide, et me prevenant qu'il avait prévenu les pompiers. Parce que oui ! Comble des choses, l'arret se situe pile face à la caserne, si ce n'est pas beau. Bref, mon plus beau sourire gratifié d'un " Merci, j'ai juste une superbe migraine qui m'a prise par surprise, je vais attendre le prochain bus et prier pour que je tienne jusque chez moi ! " a été parfaitement suffisant pour rassurer le bonhomme et le faire partir sans autre question. Que j'allais mal. Comme c'est atroce comme sensation, mais qu'est ce que je peux aimer être dans cet état. Masoshisme ? AHah, je ne sais pas trop, c'est vraiment affreux, mais dans ce cas, je ne pense qu'à vomir. La seule chose qui me remet sur pied, c'est une bonne douche. Je ne suis jamais rentrée aussi lentement je crois bien, et je n'ai surement jamais autant ressemblé à un zombie à cette heure de la journée. Et puis, apres être restée une bonne dizaine de minute complêtement comateuse et immondément mal, la tête dans les toilettes, j'ai réussis à me lever, boire un verre d'eau, et passer ma graisse corporelle sous de l'eau bien bouillante. Mon Dieu que cette sensation est planante. Aller aussi mal, si mal, et sentir toute cette sensation au summum s'évaporer dans la buée qui se colle à la glace et qui m'empêche de me voir. Je m'allonge dans ma baignoire, je frissone au contact de cette sensation de froid qu'elle me procure comparé à l'eau bouillante que je deverse sur mes jambes. Comme c'est bon. Je divague. C'est comme être bourrée ; j'ai conscience de tout, mais ne controle rien. Je me suis mise à parler toute seule, je ne sais meme plus vraiment ce que je disais. Je me souviens juste du fait que j'arrêtais pas de répeter les memes choses, et ma voix qui murmure dans le silence me surprenait à chaque fois. " Je suis qu'une sale grosse vache. Mais moi, je ne veux pas être une sale grosse vache. " . Tout cela entre autre " Je veux plus manger, je veux crever, et tous défoncer leurs sales gueules. M'enfoncer les ongles dans ma peau et tout déchirer. Heureusement que tu ne me vois pas comme ça, c'est mon véritable visage finalement, il vaut mieux que je continue de faire ma sale grosse pute et que je continue dans mon sale mensonge de grosse vache... "
Elan de... Je ne sais trop quoi, en tout cas bien pitoyable. Bref, le reste, j'en ferais abstraction.
C'est vraiment ça, mon véritable visage ?
aucun commentaire
-
Durant ces dernieres semaines, tout était complêtement stable. Je mangeais le moins que je pouvais, mais sans que cela ne m'obsède. J'arrive à sauter tous les repas du midi la semaine, ou presque. Personne ne me surveille le matin, j'ai juste besoin de mon bol de lait bouillant et je suis parée pour vaincre un dragon rouge à pointes dorés. Le soir, c'est plus compliqué, mais je trouve des petits trucs de temps en temps pour jeter mon assiette discretement, pretexter un mal intensif de dos parce que je suis dans une mauvaise passe du mois, des devoirs... Bref. Je grignotais aussi, et je ne m'en empêchais pas - peu disons. Et je prend toujours soin de grignoter uniquement quand il y a du monde, pour montrer que... je mange ! et qu'aucune hypothese ne leur arrive en tête. Je retourne aussi les choses à mon avantage quand ma tendre mère me répète : " Mincit pas plus. Tu n'es pas maigre, mais c'est limite ma fille ! " ou " Et voila, regarde, on dirait une anorexique : tu fais la cuisine, et tu veux pas manger à table, soit-disant que t'as trop grignoter en cuisinant ! ".
Mais tout dégringole.Je pleure régulièrement, dès que je suis toute seule, c'est affreux hein ? Br. Je déteste ça, et je peux pas faire autrement quand tout mon visage se crispe et que mes yeux déversent des torents d'eau salée. Dès que je suis seule : les larmes me montent quand je prend le bus, ça explose quand je vais prendre une douche, dans ma chambre, aux toilettes parfois. Ah. Les toilettes. Quel endroit fort en... émotion. Ahahah.
En parlant d'elles, j'en viens. Je viens de faire ce que je m'étais interdis de faire : j'ai les ai regardé partir du haut de l'immeuble - pas les toilettes biensure... - , j'ai pris une de ces merveilleuses baguettes qui me servent à manger mes délicieuses soupes japonaises, j'ai marché d'un pas décidé jusqu'à ces WC, allumé la lumière, me suis accroupie, ai ouvert la cuvette. Et j'ai délicatement enfoncé ce bout de bois dans le fond de ma gorge. J'aurais du mal à dire quel est mon sentiment de maintenant, là, tout de suite, après être allé me brosser les dents. Oh, si. Apres cela, j'ai enlevé mon pantalon et me suis regardée dans ce foutu miroir. C'est mon truc en ce moment : je peux passer 10 minutes à me regarder en sous-vêtement dans cette glace, renfoncer mon ventre pour voir à quoi je devrais ressembler, tirer la graisse de mes sales foutues cuisses. Et mon Dieu, ce que je me suis trouvé... grosse ? Non. Graisseuse, c'est différent. Mon Dieu. Je suis montée sur cette balance, et alors qu'elle m'indiquait 49 la veille - ce qui m'avait emplis d'un putain de contentement, c'est dingue ! - j'ai pus voir cette conne d'aiguille s'approcher du 51. Bordel. Bordel !
Bon. Un peu de positif si je ne considère pas tout ça comme tel. J'ai peur de mettre du positif sur tout ça. Dès que je met du bon quelque part, je me relâche. Par exemple : " Hey, j'ai perdu environ 2 kilos en 2 jours, c'est bon de voir ce 49 s'afficher face à l'aiguille, je m'autorise donc à prendre une tranche de barre brioché =D ". Je vais mettre un terme à cette façon d'agir, c'est trop horrible... Bref, quand même, ce fioutu point positif : je trouve que j'ai minci. Enfin attention, pas de précipitation. J'ai l'interieur de mes cuisses qui ne se touchent plus, alors qu'avant si. J'ai toute cette graisse qui commence à diminuer, j'en suis sure ! C'est que je suis sur la bonne voie.

Je vais dire une partie de ces emmerdes qui viennent m'écraser en ce moment. C'est la plus grosse partie sans doute. J'ai un serieux, un très gros et énorme sérieux doute quand au fait qu'une de mes amies, la meilleure pratiquement, tomberait dans l'anorexie. Elle qui est si jolie, si fine. Non, je n'en doute pas enfait, j'en suis sûre. Comment agir ? Que faire putain ? Je suis pas la mieux placée pour aller lui faire la morale, et puis, ça ne servirait à rien.
Ma seule idée, tant que je n'aurais pas le "courage" d'aller en parler à un adulte responsable, c'est que je vais lui montrer ce que c'est. Je vais la mettre en face de cette réalité : je vais combattre le peu de faim qui me reste, je vais maigrir. Je vais maigrir bordel ! Je veux maigrir. Ca tombe bien, ça ferait une pierre deux coups : je n'aurais plus à me poser la question si c'est bien ou mal, je vais pouvoir me regarder dans un miroir sans y voir tout ce... surplus partout, et puis, ça fera ressortir mes petits, si petits et minuscules seins d'avoir un ventre creux. Et en même temps, je compte la sauver.
Je suis sur la bonne voie, j'en suis sure.
aucun commentaire
-
Des nouvelles.
Oui, des nouvelles.
Je hais le week end. Je le hais, car à être chez moi, il y a cette putain de tentation. Mon Dieu ce que je la hais, et c'est moi-même que je hais lorsque j'y succombe.
J'ai tendance à être fortement mélancolique dans le bus du retour. J'y pense, à toute cette bouffe qui est là-bas et que je rejoins.
C'est complêtement au centre de mes pensées, tout le temps, partout.
- je completerais quand j'aurais moins cette envie de gerber qui me domine. -
Bref. J'ai eu plusieurs réflexions. L'une d'elle ressemble à : "On te mettrais face au soleil qu'il te traverserait". Ma frangine arrête pas de répéter " Ouai, t'es maigre " et ma mère renchérit, plus serieusement, que je devrais faire attention, que mes jambes ressemblent à des allumettes, que je suis beaucoup trop fine du ventre, qu'il faut que je reprenne du poids. " Et tout ça, ça forge ma putain de traitrise et tout le menseonge si convainquant dont je peux faire preuve.
" Aaah mais arrêtez de me dire ça, je mange comme quatre, tout le temps, j'y peux rien moi. Si ça se trouve, j'ai un vers dans le bide ahahah. Et puis c'est un effet d'optique, avec ma poitrine quasi-inéxistante. " On essait successivement un mini short, je gonfle discretement mon ventre et par chance, je suis pleine d'eau. Et par maintes et maintes malineries, je les convaincs, et presque même, je les convaincs que je suis un peu plus grosse qu'elles deux parce que je suis plus grande.
Je ne me suis pas - vraiment - pesée aujourd'hui, malgres mon accessibilité a la balance. Je prefère attendre d'être nue et parfaitement vide pour être sure. Sure. Putain.
J'ai de moins en moins faim. Vraiment, même si mon ventre fait des bruits vraiment étranges et glauques. Enfin, je me vois satisfaite, et c'est très bon. J'ai du manger toute mon assiette ce soir, pour éteindre - temporairement du moins - les doutes de ma mère si méfiante et si protectrice. Heureusement que ce n'était qu'un steak et des légumes qui semblaient peu caloriques....
Des nouvelles ? Je continue mon bonhomme de chemin, et ça me va très bien comme cela. La derniere fois que je me suis pesée, c'était jeudi. Et la balance m'a indiquée 49. Je suis confiante pour ce soir, malgres ce repas qui, pour l'instant, passe bien. Le poids est toujours là et je sais que je me sentirais mieux vide, libre. Mais ça va.
aucun commentaire
Suivre le flux RSS des articles
Suivre le flux RSS des commentaires





